|
Le répéteur Intercom F5ZEY de Nîmes
.
Buts :
- Permettre avec de faibles
moyens UHF ( mobile, portatif, ... ) de communiquer avec des stations VHF,
sur des fréquences simplex, ou bien sur des canaux de répéteurs ;
- Activer la bande UHF avec un
répéteur ;
- Renforcer les moyens de
communication lors d’opérations de secours ou d’urgence.
Configuration :
Il s'agit d'un répéteur
traditionnel UHF, en l'occurrence sur RU13 ( entrée 431.925, sortie 430.325,
shift + 1.6 MHz ), couplé à un émetteur VHF à alternat, dont la fréquence
est prépositionnable au moyen d'une commande à codes DTMF.
Fonctionnement et utilisation :
L'essentiel à retenir est en caractères gras
Le répéteur UHF s'utilise de façon
habituelle : enclenchement par porteuse d’une seconde, temporisation de 15
secondes, anti-pipelettes de 5 mn avec émission d’un “ HI “ ( dih dih dih
dih dih dih ), et stand-by de 1 mn pour la punition ...
L'intercom se commande à partir de l'entrée UHF, soit 431.925, une courte
séquence d'accusé de réception se fait alors entendre en CW sur la voie de
sortie du répéteur ( 430.325 ).
La modulation de l'entrée UHF est injectée dans l'emetteur VHF, et
inversement la modulation du récepteur VHF est injectée dans l'émetteur UHF,
qui reçoit également la modulation de l'entrée UHF ( répéteur UHF ).
Si le répéteur UHF et l'intercom ne
sont pas en service, alors le système se comporte comme un transpondeur
simple VHF vers UHF, et seulement dans ce sens. La procédure de
programmation par tonalités DTMF est la suivante :
- 1) Programmation de la
nouvelle fréquence VHF :
taper la fréquence en clair, sans son début ( car toujours égal à 14 )
puis valider avec la touche # ( dièse ). Le système répond alors en sortie
UHF :
" OK " si la demande est acceptée, suivi de " R " ( dah dih dah ) si canal
de relais, ou de " S " si fréquence simplex ( dih dih dih ) ;
ou bien " ? " ( dih dih dah dah dih dih ) dans le cas d'une commande
erronée.
- les commandes DTMF se font
exclusivement via l'entrée UHF, sur 431.925, qui fait office de " voie de
service "l'accusé de reception en CW se fait de suite après la commande
DTMF, donc relacher la pédale aussitôt pour pouvoir l'entendre !
exemple : fréquence demandée = 145.225 MHz :
taper : " 5 2 2 5 # "
relacher la pédale ;
accusé : " OK S " sur 430.325
La fréquence 145.225 est alors transpondée sur 430.325 .
Attention : le transpondage dans
l'autre sens n'est pas systématique ! Pour valider le transpondage UHF
431.925 vers la VHF, il est nécessaire de le demander avec la commande " *
" ( étoile ). Le système retourne un " OK "sur UHF ( dah dah dah dah dih dah
). L'intercom peut alors remplir ses fonctions.
- Chaque changement de fréquence
nécessite une nouvelle demande de transpondage UHF vers VHF , avec
l'étoile.
Après programmation d'une nouvelle
fréquence VHF, la logique mesure le temps d'inactivité de l'entrée UHF, qui
doit être ouverte au moins une fois par espaces de 10 mn. Dans le cas
contraire, le micro s'imagine que l' OM s'est endormi sur sa station, et
donc qu'il vaut mieux initialiser le système pour le rendre disponible pour
d'autres OM's ( retour sur 145.250 ).
Un bref appui du PTT suffit pour déclencher le squelch de l'entrée UHF, et
ainsi éviter cette initialisation.(Ce problème peut se poser également si l'OM
ne fait qu'écouter le QSO, ou si le tour microphonique est supérieur à 10 mn
).
- Si le repéteur UHF est
enclenché, alors il est nécessaire d'attendre sa retombée avant de prendre
la parole pour être transpondé sur VHF ( on active la fonction intercom,
non plus le répéteur UHF, mais la modulation passe toujours depuis les
entrées UHF et VHF vers la sortie UHF ).
2) Programmation d'une
fréquence de répéteur VHF :
La procédure ainsi que les accusés de réception sont similaires,
excepté :
Le canal du répéteur se tape en clair, avec la seule condition de placer
toujours le " zéro " pour les canaux au pas de 25 kHz. Pour les répéteurs
au pas de 12.5 KHz, remplacer le zéro par le 2.
exemple a) : le répéteur demandé est le R0 ( 145.600 ) :
taper : " 0 0 # " ;
exemple b) : le répéteur demandé est le R5x ( 145737.5 ) :
taper : " 2 5 # ".
Pour communiquer avec l'entrée du
répéteur VHF demandé, ne pas oublier la commande " * "
( étoile ).
Le shift -600 KHz est géré de façon
transparente pour l'utilisateur, et ce uniquement bien entendu sur les
fréquences allouées aux répéteurs.
En fonctionnement de type intercom ou
transpondeur VHF ---> UHF, il est nécessaire d'observer un temps mort d'une
demie seconde environ entre appui PTT et début de parole, ceci pour d'une
part laisser le temps au synthétiseur VHF de se verrouiller ( il n'est pas
trés vif ... ), et d'autre part à cause de quelques lignes de soft destinées
à éviter les déclenchements intempestifs des émetteurs ( parasites,
statiques, bruits B.E.N.I.S Bruits Etranges Non Identifiés Scientifiquement
) ).
3) Commandes particulières :
Commande " A "
= annulation = retour sur la " fréquence de garage ", de 145.250
, et annulation de toutes les commandes DTMF tapées ( pratique si on ne sait
plus où on en est ! ).
- utiliser cette commmande
également lorsqu'on a fini de se servir de la fonction intercom ( comme
lorsqu'on a fini avec un outil et qu'on le remet à sa place, HI ).
Canaux de fréquences simplex :
Certaines fréquences simplex sont directement
accessibles grâce à un numéro de canal, à la façon des répéteurs, telles
que :
n° 34 = 145225 = local
n° 36 = 145.250 = local ( si le clavier DTMF utilisé n’a pas la
touche « A » ).
n° 38 = 145.475 = ADDRASEC
n° 40 = 145.525 = local
- pour les OM's non équipés UHF , un
simple radiotéléphone déniché sur le packet à 200 F, et une paire de
quartz taillés chez Deloor Y.Delcom pour 210 F, vous permettront
d'utiliser le répéteur intercom.
- pour les OM's équipés UHF
mais pas du DTMF, cherchez à vous dégoter un composeur DTMF, généralement
utilisé pour interroger les répondeurs téléphoniques à distance. Le modèle
PD888 de Velleman Kits convient, env. 60 F. Ou bien alors construisez-vous
un codeur à base de 5089, PCD 3323, ou autre.
N’oubliez pas que
l’émetteur-récepteur VHF de F5ZEY est en accord avec la recommandation IARU
sur le pas de 12.5 kHz. Cela signifie que le récepteur est à bande étroite,
et que l’émetteur a une excursion réduite. Donc soit réduire son excursion
par le potentiomètre de réglage du transceiver, soit tout simplement se
tenir à distance du microphone pour parler.
Pour le moment, le répéteur F5ZEY est
au centre ville, ce qui n’est pas formidable en terme de portée. Il est
cependant possible de contacter dans de bonnes conditions les relais
environnants suivants:
R0 d’Alès
R1 de l’Ardèche
R2 d’Avignon
R4 de Digne
R4x de Mende
R5x du Mont d’Alambre
R7 de Marseille
Et d’autres par bonne propagation.
Quelques données techniques :
Le répéteur UHF est constitué d’un
couple de CD100 Motorola ;
L’émetteur UHF est tamponné par un amplificateur professionnel « Autofon » ;
Le transceiver VHF est un Storno type Stornophone 700, modifié par
l’adjonction d’une platine synthétiseur de fréquence à programmation
parallèle ;
Les antennes sont une bi-bande pour l’émission/réception VHF et l’émission
UHF, et une bi-bande pour la réception seule UHF ;
Les voies UHF sont isolées par deux jeux de 3 cavités résonantes, en
configuration passe-bande ;
Les voies UHF et VHF sont isolées par un filtre duplexeur commercial ;
La partie contrôle est constituée par une carte à micro-contrôleur 8052
AHbasic, modèle « SCALP », développée dans les années 80 par la revue «
Elektor » (modifiée F5IHN) ;
Elle est associée à une carte interface personnalisée pour cette application
( conception F5IHN ) ;
Le logiciel de gestion est écrit en langage Basic Intel ( conception F5IHN )
;
La puissance d’émission VHF / UHF au départ des émetteurs est de 10 W ;
La longueur des câbles coaxiaux aérés est de 50 m chacun !
Le tout est alimenté par une
alimentation linéaire, et une alimentation à découpage d’origine PC,
modifiée F5IHN.
73’s de F5IHN.
|